Deux écoles majeures pour répondre à toutes vos attentes.

 

l’école européenne. s’il est une origine qui a fait du piano ce qu’il est de nos jours, c’est bien l’europe et en particulier l’allemagne et la france qui dès le XVIIIème siècle seront à l’origine des techniques les plus novatrices et brevets dont les constructeurs ne sauraient plus se passer, comme le double échappement d’érard sans lequel les pianos à queue modernes n’auraient pas cette grande faculté de répétition qui les caractérise. mais c’est en matière de sonorité que nos pianos européens sont devenus le modèle absolu dans ce qu’il y a de plus beau. doux, chaleureux, velouté, rond, ambré, coloré... on ne tarit pas de qualificatifs pour décrire ce son auquel chaque marque apporte sa touche personnelle. les basses sont pleines, les médiums ont du caractère et les aigus sont chantants sans jamais devenir clinquants. enfin, on attribue à cette sonorité une vraie richesse harmonique et une tessiture rêvée pour l’interprétation des oeuvres classiques. comme si nous la portions dans nos gènes, la sonorité européenne est la plus appréciée en france. mais ne nous y trompons pas, sortis d’usine, les pianos conçus pour développer ce son qui convient si bien à nos oreilles n’en ont pas encore toutes les qualités. des réglages précis et une pré-harmonisation effectuée en atelier avec soin par un technicien qui aura compris le tempérament du piano, aura à coeur de l’homogénéiser et saura anticiper sa capacité sonore pour ne pas la dénaturer, seront aussi déterminants pour la bonne évolution de l’instrument que les suivi et harmonisation qui permettront au fil du temps de façonner un son sur mesure selon vos aspirations. il ne faudra jamais négliger la qualité des réglages qui outre le confort de jeu qu’ils apportent, préservent votre instrument de toute détérioration anormale tout en étant le fondement même d’une bonne harmonisation.

les marques de l’école européenne sélectionnées par euroconcert sont : steinway, bechstein, sauter, seiler, boston, petrof, essex, obermann & sohn, wildenheim.


l’école asiatique. c’est seulement au XXème siècle que les belles îles du pacifique ont créé une industrie du piano très remarquée en utilisant à la perfection toute l’expérience européenne agrémentée de techniques de production ultra-mécanisées au bénéfice d’une grande régularité de qualité de fabrication et d’une rentabilité accrue. les asiatiques ont puisé dans leur culture une sonorité très brillante qui caractérise aujourd’hui cette production dont l’école a de nombreux adeptes à travers le monde. à l’issue de nombreuses recherches, la sonorité asiatique s’approche de plus en plus des sonorités européennes tout en gardant son caractère assez percussif avec des notes souvent bien ciselées et dites «claires» pour les professionnels «aiguës» pour les néophites. les pianistes classiques en ont décrié la pauvreté harmonique des petits modèles, le manque de plénitude dans les basses, médiums et aigus qui deviennent vite «creux», aigres et criards si l’on ne dispose pas d’un technicien à la hauteur. pour les passionnés de jazz ou de musique contemporaine la sonorité asiatique devient vite source d’inspiration car elle offre une grande adaptabilité aux répertoires modernes les plus divers. bien sûr pour ces pianos, il est totalement déconseillé de passer outre tous les soins techniques approfondis et réguliers qui permettent de conserver leur brillance sans qu’ils deviennent clinquants. il convient de les adoucir sans les étouffer car ils doivent conserver tout leur caractère originel.

les marques de l’école asiatique sélectionnées par euroconcert sont : yamaha, kawai, samick, hans weber.   

 


 

  • bechstein

  • claude debussy aurait pu scander «un bechstein sinon rien»... peut-être l’a-t-il fait d’ailleurs car s’il se dit qu’il a composé son oeuvre pour un bechstein, lorsque alain planès, jean-claude pennetier ou philippe cassal pour ne citer qu’eux, jouent debussy sur un bechstein 1900, leur interprétation prend un tout autre sens. robert casadesus disait qu’à chaque compositeur son piano. pour lui bechstein était résolument debussy, mais aujourd’hui, ces pianos magiques si prisés du monde du classique auquel la marque sait toujours apporter une production traditionnelle fidèle aux pianos d’antan, ont également conquis avec leur nouvelle gamme «académie» aux sonorités modernes un large public amoureux des timbres hauts en couleurs précieuses. aussi, c’est dans un espace dédié au sein de notre exposition, que nos bechstein séduisent tous les visiteurs qui savent en entendre la grande subtilité.

    depuis 1853, bechstein se place parmi le trio de tête au rang mondial. carl bechstein a dès l’origine su gagner le respect des grands pianistes, et la société s’est hissée au plus haut niveau grâce à l’extrême qualité de ses instruments. reprise en 1945 par l’américain baldwin, elle ne retrouvera sa totale indépendance qu’en 1986 et connaîtra un réel renouveau après 1992 avec la création du groupe bechstein berlin.

    des critères de qualité extrêmes sont exigés pour les matériaux nobles, bois, feutres et métaux, composant les parties essentielles de l’instrument, cordes, table d’harmonie, marteaux, chevalets... l’absence de compromis et une combinaison subtile de la tradition artisanale et des techniques de production ultramodernes permettent de proposer une homogénéité de fabrication remarquable, du premier modèle droit au plus imposant des pianos à queue.

    la marque a su développer une identité tout à fait personnelle, une signature permettant d’identifier instantanément un piano bechstein. avec leurs mécaniques uniques d’une précision linéaire, on aborde tous les registres du pp au ff avec une même déconcertante aisance. la palette sonore qui revendique un grand romantisme, propose des basses profondes et denses, des médiums limpides et des aigus cristallins et bien ciselés. le plaisir de jeu est incomparable pour les pianistes les plus exigeants comme pour les amateurs novices qui ressentent d’emblée une symbiose qu’ils n’osaient soupçonner. l’harmonisation d’un piano à queue bechstein est effectuée par naoki yamauchi, spécialiste des optimisations de pianos depuis 30 ans chez bechstein et assure la linéarité nécessaire à une production de cette qualité.

    marque de tradition par excellence, bechstein se tourne également vers l’avenir avec sa gamme académie aux tarifs économiques parfaitement étudiés pour les budgets plus en rapport avec le haut de gamme; on peut tout de fois déplorer un manque d'homogénéité criant dans cette nouvelle gamme par rapport à la "classique" et une certaine opacité de la marque à communiquer sur les matériaux et sites de fabrication de cette série en partie réalisée en république tchèque.

    enfin, une ligne «pro bechstein» toute de galbes, de vernis et de métaux brossés ou brillants vient honorer par le haut les créations de designers qui ont su offrir à ces instruments d’exception un habit de lumière qui les classe parmi les objets d’art. les tarifs de ces pianos peuvent surprendre au premier abord ! ils ne sont que le reflet d’une qualité rare. essayer un bechstein, c’est goûter au must du piano ! l’acheter, c’est s’assurer un immense plaisir, renouvelé à chaque fois...


    boston


    créée par la plus célèbre des marques de pianos du monde, steinway & sons, boston est le fruit d'une collaboration presque "contre nature" dans la facture pianistique: une conception allemande et une réalisation japonaise.

    steinway a confié aux usines kawai le soin de réaliser des instruments haut de gamme, selon le dessin industriel, le cahier des charges et les choix de matériaux des ingénieurs allemands. bénéficiant des très nombreux brevets déposés par la marque d'hambourg, les boston se rapprochent beaucoup de la qualité européenne et se distinguent très nettement de la production japonaise.

    à l'opposé de kawai, boston propose ainsi des mécaniques entièrement réalisées de pièces de bois sans aucun composant plastique ou carbone. ensuite, innovation chère à la marque, un dessin particulier de la table d'harmonie permet d'accroître sa surface vibratoire sans augmenter la taille du piano. ainsi, chaque modèle de piano à queue de la marque est naturellement surclassé d'une taille en potentiel harmonique.

    la rigueur et la fiabilité reconnues de kawai mêlées au cahier des charges steinway ont su produire une gamme très bien réalisée, aux caractéristiques mécaniques et à la tessiture toutes européennes et aux qualités de finition irréprochables. une porte d'entrée déjà prestigieuse dans l'univers steinway...


    essex

    à l'image des plus grands châteaux qui possèdent tous leur deuxième vin à des prix très attractifs bien que bénéficiant des mêmes soins que les grandes cuvées, steinway & sons nous offre le prestige de sa facture à travers la marque essex.

    à l'origine de la marque, on trouve donc la volonté du plus célèbre et prestigieux facteur de pianos au monde convaincu que le don si précieux de la musique ne doit pas être réservé à quelques rares élus.
    steinway a constamment cherché à élargir sa sélection et à concevoir des pianos d’une grande beauté dotés d’un son exceptionnel et pouvant être aussi musicalement qu'abordables financièrement.

    la longue tradition d'intégrité et d'exclusivité de la marque allemande a donné lieu à un choix rigoureux de matériaux, un dessin assuré par le célèbre designer de mobilier, william faber, proposant une gamme d'instruments au style traditionnel et élégant à choisir parmi un large éventail de finitions disponibles toutes aussi soignées dans le moindre de leur détail.

    conçus par les ingénieurs steinway et bénéficiant ainsi des très nombreux brevets déposés par la marque, les pianos essex sont assemblés en chine mais ce n'est qu'parès une halte à l'usine d'hambourg où ils sont vérifiés et harmonisés par les techniciens allemands qu'ils sont finalement exportés.

    conformes aux hauts standards de qualité steinway & sons, ils surprennent par leur incroyable rapport qualité / prix, leur niveau de performance technique et leurs qualités musicales inégalées. jamais la production chinoise n'avait jusqu'ici atteint un tel degré de prestations portant ces pianos au sommet de la catégorie des gammes intermédiaires. à ce titre, acheter un piano essex, c'est déjà faire un premier pas dans l'univers prestigieux de steinway & sons.


    hans weber

    le parti pris de ne proposer que peu de finitions sur chacun des deux modèles assure à la marque un rapport qualité / prix remarquable ! l'usine basée en chine a fait appel à des matériaux en partie japonais afin d'assurer une fiabilité parfaite à ses mécaniques.

    un son étonnamment cristallin et puissant se dégage des deux modèles compte tenu de leurs gabarits respectifs. les arguments développés séduisent et offrent des sensations fiables et de qualité. évidemment, une fois venu le stade du perfectionnement technique et de l’interprétation, ces instruments montreront leurs limites.

    leur but n’est pas de concurrencer les véritables instruments hauts de gamme mais de permettre à un débutant ou un pianiste amateur d’acquérir des bases solides sans se ruiner. à ce titre, le résultat est plus que convaincant.

  • kawai

    ce n’est qu’assez tardivement que le japon intégra le piano dans son patrimoine musical, n’ayant plus qu’à mettre en oeuvre l’expérience européenne et américaine, en y ajoutant tout le talent de la capacité technologique typiquement nippone. si l’on se réfère à la persévérance et au dynamisme économique hors pairs dont ce pays fait preuve depuis plusieurs décennies, on imagine aisément que déjà en 1927 lorsque koichi kawai fabriqua son premier piano, il avait dans l’idée que sa descendance poursuivrait avec constance sa consécration au professionnalisme musical et développerait une fabrique aujourd’hui parmi les trois plus importantes du monde, mêlant avec bonheur qualité et quantité de production.

    tous les pianos utilisent les mécaniques fabriquées par la marque, toutes équipées du système «ABS» utilisant des composants en fibre de carbone qui limitent les frottements favorisant ainsi une grande fluidité et rapidité dans l’interprétation. la nouvelle série K utilise la 3ème génération de ce type de mécanique, la millenium III.

    ces dernières années, la marque a réagi avec vigueur à une concurrence de plus en plus rude en proposant des solutions judicieuses. ainsi, le KX 21 issu de son unité de production chinoise constitue un premier prix... de premier choix. il offre des finitions réduites permettant des rapports qualité / prix mieux placés.

    grâce à un toucher souple non exempt de fermeté très prisé par les adeptes du travail de la musculature des doigts dès l’étude et une tessiture assez chaleureuse, kawai a créé la rupture avec la clarté traditionnelle asiatique, attirant ainsi nombre d’amateurs parmi les pianistes classiques qui apprécient les finitions soignées et la rigueur coutumière des modèles traditionnels de la marque à laquelle aucun détail n’échappe.

    comme s’il était de tradition immuable, deux fois chaque décennie environ, la marque renouvelle entièrement sa gamme de pianos droits de la série K constituée d' instruments tous dotés des dernières innovations de son centre de recherche: cylindre à fermeture progressive, mécanique ABS millenium III, large porte partitions...


    obermann & sohn

    véritables haut de gamme de la production chinoise, les pianos de la marque sont fabriqués dans la célèbre usine de guangzhou, plus grande productrice de pianos (dont l’ex c-110 yamaha). les modèles de la marque, tous destinés à l’expression avec des gabarits conséquents puisque les trois modèle droits proposent 118, 122 et 128 cm de hauteur.

    il bénéficient d’une qualité de production irréprochable et ont donné lieu à une chaîne de fabrication spécifique, dont les qualités de finition permettent une prestation semi-artisanale et une homogénéité de production rarement vue à ce niveau de prix.

    les matériaux allemands qui composent en partie la mécanique et la structure harmonique de chaque modèle assurent une sonorité très européenne, germanique, loin des sons aigrelets habituels des productions asiatiques, mais rappelant même parfois l’onctuosité des tessitures françaises. l'utilisation de feutres allemands permet une très belle subtilité de tessiture et une profondeur très orchestrale dans les registres bas, totalement bluffants de puissance et de densité.

    un toucher pas trop léger aidé par un balancier bien développé permet une première approche ou un perfectionnement aisé au piano.

    enfin, les meubles bien dessinés se déclinent dans des coloris variés et tous très attirants, participant au remarquable rapport qualité / prix de la marque. on notera avec satisfaction les cylindres hydraulique qui équipent les modèles 122, 128 et 170 et les remarquables qualités de finitions, avec un placage acajou de toute beauté.


    petrof

    à l’origine de cette saga tchèque, on trouve une famille émigrée de sibérie et un jeune fils, antonin petrof, passionné de piano qui créa sa facture en 1874 après avoir appris chez les grands maîtres viennois. la tchécoslovaquie s’inscrivait alors parmi les pays européens développant un patrimoine pianistique de bonne facture aux sonorités rondes et romantiques, la descendance petrof succédant brillamment à antonin à la tête de l’entreprise familiale. le niveau de qualité de fabrication et l’évolution technologique firent les frais d’une nationalisation de 40 longues années de domination soviétique jusqu’à ce que la libéralisation des pays satellites restitue à la famille ses droits patrimoniaux en 1991.

    dès lors les petrof ont relevé l’audacieux challenge de redonner à la marque sa notoriété passée pour l’amener aujourd’hui au premier rang de vendeur européen. le site de production fut rénové, les modèles relookés, les gammes réétudiées pour mieux s’adapter à la demande internationale dans un créneau spécifiquement ciblé. les mécaniques "renner" et les marteaux " abel"  issus des prestigieuses firmes allemandes fournissant par ailleurs toutes les grandes factures pianistiques européennes, furent associées au programme de développement technologique des modèles phares.  

    les petrof du XXIème siècle sont ancrés dans leur époque. terminés les meubles désuets et les mécaniques particulièrement lourdes des années 60 à 90 ! la gamme offre une palette de meubles très complète tant au niveau des formes qu’au niveau des finitions le but étant de satisfaire la clientèle très exigeante du «bloc de l’ouest».

    pour concurrencer les productions allemandes, la marque tchèque équipe ses modèles haut de gamme de mécaniques renner et innove avec sa fameuse «petrof-renner» fabriquée maison et équipée de marteaux abel. face à d’importantes difficultés économiques, elle opère un renouvellement complet de sa gamme, privilégiant les modèles haut de gamme et développe sa mécanique «tout petrof» pour conserver les rapports qualité / prix qui ont fait sa réputation.

    c’est toute l’âme slave de son fondateur que nous évoquent ses sonorités aussi rondes que profondes et veloutées mettant favorablement en valeur des basses et médiums tout en générosité au détriment d’aigus qui en ressortent un peu écrasés. ces pianos qui équipent toujours 80% des salles de concert et conservatoires de l’ancienne URSS et ex pays satellites ont conservé leur toucher assez ferme très adapté à l’enseignement de l’école russe intransigeante quant à la musculature des doigts.

    privilégiant le qualitatif au quantitatif, petrof se place désormais sur le haut du panier des marques intermédiaires avec des prix qui se sont élevés au niveau de la nouvelle qualité générale proposée. et si l’on en croit les chiffres, les amateurs de sonorités romantiques ne s’en sont pas offusqués, le succès de ces pianos si bien adaptés au répertoire classique restant toujours croissant, certainement grâce à l’intuition toute féminine de madame zuzana ceralová petrofová (5ème génération) qui préside le groupe depuis 2004.


     samick

    depuis 1958, cette usine a employé jusqu’à 10 000 personnes pour la fabrique de ses pianos qui ont inondé le marché dans les années 90L la marque proposait déjà une gamme très étendue de pianos dessinés avec goût et déclinés dans des finitions aussi soignées qu'inhabituelles comme des panneaux ornés de fresques très adaptés aux chambres d'enfants ou de très beaux acajous brillants tout à fait exceptionnels à l'époque.

    sur le plan technique, c 'est l'illustre klaus fenner qui fait le pari surprenant de vendre le savoir-faire germanique à l’usine coréenne samick avec un cahier des charges extrêmement précis: cordes röslau, sommiers delignit, marteaux royal george, et surtout un dessin original de table d’harmonie. pari gagné pour cet architecte du piano qui signe une gamme d'instruments vraiment intéressante, à la sonorité étonnamment claire et brillante.

    le faible coût de la main d'oeuvre coréenne allié à une conception allemande et un grand sens esthétique dont la marque avait fait son cheval de bataille, justifiaient un succès international en matière de rapport qualité / prix resté imbattable jusqu'à l'arrivée discrète de la production indonésienne, détrônée à grand bruit par la chine qui a su en un temps record offrir un niveau de qualité de fabrication dont les plus grandes marques ont su s'enrichir dès la fin du siècle dernier. en proie aux difficultés économiques du pays, samick dépose le bilan face à une concurrence à laquelle elle ne sut résister.

    à nouveau stabilisée par un recentrage de stratégie et notamment une fabrication en indonésie, la marque propose toujours une gamme étendue de pianos droits et à queue, à l'esthétique désormais plus sobre, qui contente tous les amateurs de ce type de tessiture.


    sauter

    créée en 1819 à spaichingen, c’est aujourd’hui ulrich sauter, ingénieur de formation, mélomane averti, et surtout musicien émérite qui, à l’image de son aïeul fondateur, dirige de main de maître la fabrique également productrice de pianos droits depuis 1952. chef d’entreprise résolument moderne il n’a de cesse de nous époustoufler de novations très «tendance» tant dans sa collaboration avec le grand designer peter maly, auteur d’une magnifique série devenue la coqueluche des amateurs d’art, que par la mise au point de vernis écologiques qui contribueront à préserver la planète de demain...

    ulrich est aussi un bon père de famille et cela ne va pas sans provoquer chez lui une suffisamment grande conscience de l’objectif de réussite des parents pour leurs enfants pour qu’il y sacrifie, à travers son premier modèle droit, la rentabilité de son entreprise au profit d’un piano premier prix fabriqué selon les règles rigoureuses du haut de gamme.

    investissement à long terme bien sûr puisque tout esthète ayant goûté aux plaisirs d’un sauter ne changerait de marque pour rien au monde. avec une passion que l’on ne retrouve que dans les factures familiales, toutes les compétences sont mises en oeuvre pour servir l’éthique ancestrale. et dans ce cadre ulrich qui dispose d’un sérieux bagage technologique et fait partie des rares élus qui «entendent» comme on le dit dans le jargon musical, n’a aucun mal à placer ses pianos sur le haut du panier de la musicalité.

    fabrication germanique exige, tous les instruments répondent à un cahier des charges extrêmement rigoureux pour une production de quantité limitée, assurée par des maîtres artisans héritiers d’un savoir-faire de deux siècles. grâce à la mécanique de double répétition «R2», brevet exclusif de la marque, les pianos droits sauter développent une précision et une rapidité digne des pianos à queue. les claviers sont légers, fluides et permettent une approche très contrastée du jeu, du murmure raffiné au dynamisme prononcé.

    une recherche constante des meilleurs matériaux confère aux modèles une signature sonore remarquable et envoûtante, toute en finesse et en subtilité. on y retrouve tout le contraste de l’âme européenne, relevée de profondeur slave et de légèreté latine. comme tous les pianos de qualité supérieure, ces instruments se découvrent jour après jour et réservent à chaque étreinte des sensations inédites. une gamme très étendue à des prix sans conteste en rapport avec la très grande qualité artisanale de la marque nous offre des modèles aux meubles aussi originaux qu’intelligemment conçus et parfaitement finis pour s’adapter aux goûts de chacun.

    enfin, chez sauter vous aurez le privilège de personnaliser l’instrument de vos rêves. essences rares aux ferrures chrome ou laiton, brillantes ou brossées s’orneront de vos initiales d’or ou d’argent comme vous le souhaiterez. sauter est incontestablement une marque de grands spécialistes innovateurs qui vous fera aimer à coup sûr le piano.


    seiler

    dans la famille seiler, il y eut edouard, fondateur de la marque en 1849 qui eu l’idée aussi avant-gardiste que démocratique de concevoir des instruments d’exigence professionnelle qui séduiraient aussi la bourgeoisie de l’époque et surtout, obtint en russie après seulement 23 ans de travaux, sa première médaille d’or récompense suprême de l’époque pour les instruments jugés à la pointe de la qualité de fabrication et de la novation technique, steffen, génie de la technologie à qui la marque doit ses plus grands brevets et l’initiative du «groupement des pianos allemands», et aujourd’hui, ursula, héritière de la seule marque au monde dont tous les modèles sans exception bénéficient du label RAL pour pianos allemands.

    étonnant destin que celui de cette famille qui au sortir de la deuxième guerre mondiale, arracha aux entrailles du communisme tout le patrimoine technique de la marque pour assurer la pérennité de la haute qualité d’un savoir ancestral qui fut à l’origine de si nombreux prix et distinctions. après 16 année d’exil au danemark, la production est à nouveau installée en allemagne à kitzingen dans une usine grandiose à laquelle n’aurait jamais osé rêver edouard depuis son petit atelier de piano forte qui comptait pourtant déjà 120 employés lorsque son fils lui succéda.

    madame ursula seiler veille aujourd’hui au respect de la mémoire de ses ancêtres en continuant à développer des pianos fabriqués selon les règles et les contrôles les plus stricts pour obtenir ce son si pur et transparent, signature élégante d’une gamme ô combien féminine lorsqu’elle se décline sous une avalanche d’essences rares de meubles de style et d’autres résolument contemporains.

    honneur est fait aussi à monsieur steffen seiler qui au péril de sa vie, récupéra en 1945 tous les cadres de fonte et plans de construction des pianos pour se réimplanter finalement en allemagne de l’ouest en 1957 et les agrémenter des systèmes SMR, «super magnet répétition» offrant une précision et une rapidité incomparables aux mécaniques et bien avant yamaha, le silencieux «duo-vox» qui permet à tant de pianistes de travailler à toute heure du jour et de la nuit en silence sans heurter leur voisinage.

    fidèle à ses principes fondateurs, la marque utilise aujourd’hui les matériaux les plus nobles afin de garantir à ses instruments une solidité et une fiabilité immuables. la gamme propose des pianos à la tonalité romantique, bercée par des basses d’une ampleur rare, des médiums chaleureux et profonds et des aigus discrets et précis. enfin, le toucher ferme reste au service d’une mécanique renner servile, étonnante de capacité de répétition, qui ravit plus chaque jour de nombreux amateurs de nuances subtiles.

    la signature finale de la marque se perçoit dans la variété sans doute inégalée aujourd’hui de finitions d’essences de bois raffinées et inédites, dignes des productions des années 20, telles que le séquoia, le frêne, l’érable, le prunier, le bouleau... véritables chefs d’œuvre d’ébénistes, ces finitions aux noms évocateurs redonnent au piano son aura d’antan, même si les formes des meubles ont été parfaitement modernisées, dans le respect du charme germanique fait de rondeurs moulurées. une récente gamme de pianos droits décline dorénavant des esthétiques contemporaines très épurées, mélange de chrome et de vernis noir brillant du meilleur effet. les modèles de la gamme sont proposés à des tarifs bien placés pour cette qualité de production.
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  • steinway

    la réputation des steinway n’est plus à faire, leur présentation non plus. contrairement aux productions japonaises à la linéarité informatique, les pianos steinway semblent être le fruit d’une belle histoire, celle de pionniers en recherche de la perfection musicale. en 1850, heinrich steinweg, modeste facteur de pianos allemand, émigre aux états-unis et devient henry steinway. concepteur de génie, il normalise l’utilisation du fameux cadre métallique et des cordes croisées, bien avant ses concurrents de l’époque, ancrant la marque dans un esprit d’innovation technologique sans cesse renouvelé.

    il adaptera également le principe de l’achat à crédit au piano jusqu’alors réservé à une élite, démocratisant ainsi l’instrument. dans le même temps, il fut le premier à proposer un piano de concert proche des 3 mètres de longueur afin de répondre aux demandes des concertistes de l’époque, tissant avec cette clientèle de choix des liens qui ne se démentiront jamais.

    150 ans plus tard, la petite fabrique artisanale est devenue la marque de pianos la plus prestigieuse du monde, distribuant des instruments fabriqués à new york et hambourg. rare manufacture à réaliser encore elle-même quasiment toutes les étapes de la construction d’un piano, du séchage du bois brut à la finition finale, steinway perpétue un savoir-faire ancestral et une philosophie aujourd’hui devenue précieuse, où le temps ne compte pas, où seule la qualité du résultat importe.

    les modèles fabriqués aujourd’hui ont presque tous été créés il y a plus d’un siècle. parmi les plus célèbres, les modèles B 211 et D 274 représentent pour bien des pianistes l’aboutissement du rêve. tout passionné trouvera forcément son bonheur dans une gamme aussi complète, composée de sept pianos à queue et de deux pianos droits, et pourra même connaître le plaisir suprême d’aller choisir son piano dans le show room de l’usine d’hambourg, véritable sanctuaire de la facture de prestige.

    enfin, tous les pianos steinway peuvent revêtir les finitions exceptionnelles de la collection «crown jewel». ces véritables écrins d’essences précieuses sont proposés à quelques privilégiés fortunés qui devront s’armer de patience pour recevoir l’objet de leurs rêves. l’homme a apporté son amour et son talent à la réalisation de ces pianos, c’est peut-être pour cela que ces instruments de légende ont autant de choses à nous dire. ils parent aujourd’hui les plus grandes scènes internationales de leurs atours qui se colorent selon le tempérament de chacun, de l’exubérance enflammée aux cuivrés très intimes toujours avec une extrême beauté. on ne pose aucun mot sur le son des steinway qui parlent forcément à tous ceux qui viennent les écouter.


    wildenheim

    ces pianos sont de véritables hybrides : marteaux, plans, cordes et chevilles allemands, main d’œuvre chinoise. la chine est devenue aujourd’hui le premier pays exportateur de pianos. parmi les nombreuses marques proposées, wildenheim présente d’étonnantes qualités de finitions et de matériaux. le résultat final est surprenant de qualité. la marque figure parmi les plus vendues en france.

    les modèles droits proposés sont équipés de marteaux allemands et proposent une sonorité veloutée, romantique, digne de bien des pianos typiquement européens. ils sont disponibles dans plusieurs finitions, toutes très réussies. la gamme restreinte répond aux besoins des débutants jusqu'à ceux de pianistes déjà aguerris.

    l’ensemble de la production se réclame d’un niveau de finition poussé, tenant plus d’une production semi-artisanale que radicalement industrielle. enfin, un effort particulier a été porté sur les dessins des meubles présentant quasiment tous des formes innovantes et des éléments décoratifs, moulures, chanfreins, dorures, dignes d’un instrument haut de gamme.
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  • yamaha

    si à l’image de kawai, la marque yamaha est arrivée un peu après la bataille dans le monde du piano, l’histoire japonaise ne comptant aucun facteur pionnier qui ait contribué dès le XIXème siècle à l’évolution du piano forte à l’origine de notre piano moderne, elle n’en n’a pas moins brillamment rattrapé le temps perdu.

    créée début XXème par torakusu yamaha, la firme n’a eu de cesse d’innover sur le plan technologique sur la base de ce qui avait été créé aux états unis et dans notre vieille europe alors berceaux de l’histoire du piano. dans une méthodologie bien nippone, tout ce qu’il y avait de meilleur dans notre artisanat a été décortiqué, analysé, parfois amélioré et depuis l’apparition de l’informatique dans les sites de production, on aurait même tendance à dire que les pianos de la marque sortent tout droit du cerveau d’un ordinateur !

    chez yamaha, peu de place est laissée au talent de la main de l’homme. chaque matériau est dosé au micron près, les résistances sont calculées et éprouvées et les assemblages sont on ne peut plus mécanisés ce qui, pour tous les pianos issus des usines japonaises, offre une régularité de fabrication mécanique sans faille. dans ce contexte, le clavier d’un yamaha ressemble à celui d’un autre yamaha. en revanche, il est beaucoup plus ardu à la marque de proposer une production acoustique homogène et les différences entre deux modèles pourtant identiques sont parfois très notables. malgré cela, les qualités de la production ont fait de cette marque la préférée du grand pianiste russe sviatoslav richter qui préférait de loin faire le son de son yamaha plutôt que de subir celui d’un prestigieux allemand!

    toujours dans le sens du vent avec un peu d’avance sur tout le monde, yamaha a été le premier facteur à investir dans l’industrie chinoise pour y faire assembler des pianos bon marché diffusés au début sous la marque eterna qui s’avéra un fiasco commercial. depuis, la marque ne se cache plus derrière d’autres noms pour proposer ses productions économiques faisant partie intégrante du catalogue et, sans complexe, propose dorénavant une majorité de modèles droits fabriqués en indonésie puisque la série B y est produite depuis le début et que la série P l'a rejointe depuis la fermeture l'usine kemble au royaume uni.

    dorénavant, seuls les instruments haut de gamme sont encore fabriqués au japon et offrent réellement ce qui a fait la réputation de la marque avec ses sonorités claires qui s’adoucissent tout en restant assez percussives, et des mécaniques maison redoutables de précision, de rapidité et de légèreté privilégiant un jeu véloce sans effort. les autres productions présentent des sonorités aussi proches de l’école asiatique avec la richesse harmonique en moins. à la tête de plus de 20% des ventes internationales, la gamme yamaha est l’une des plus vastes, allant du premier prix d’étude au plus onéreux des pianos de concert, sans oublier les instruments silencieux et disklavier.

    ces pianos, entièrement réalisés avec des pièces fabriquées par la marque, rare privilège au monde, méritent leur réputation de très grande longévité et comptent parmi leurs adeptes toujours plus de musiciens amateurs et professionnels. ils sont tous le résultat d’une alliance réussie entre une grande efficacité et des technologies de pointe permettant de maintenir une qualité de production remarquable au regard des impressionnantes quantités d’instruments fabriqués chaque année.