pianiste confirmé


les pianos d'expression - budget : 3 000 € et plus

 

sont la suite logique de la progression du niveau pianistique après l’étude. à l’origine destinés à des pianistes confirmés, ils constituent aussi une chance extraordinaire pour un enfant débutant de progresser encore plus vite dans des conditions privilégiées, ou l’occasion pour les adultes débutants qui ont mûrement réfléchi leur démarche d’apprentissage, de se faire plaisir en se portant acquéreur d’un très bel instrument.

 

 

de par la qualité supérieure de leurs matériaux surtout et d'une taille plus importante parfois, ces pianos permettent de nuancer l’interprétation aidée par une palette sonore bien plus riche et plus musicale que les pianos d’étude. les mécaniques sont aussi extrêmement plus précises et rapides.

 

 

les pianos d’expression sont le fruit d'une fabrication plus poussée, avec des mécaniques haut de gamme, et l’utilisation de matériaux de choix. ainsi, on remarquera des pianos d’expression de tailles proches des pianos d’étude avec des sonorités très généreuses aux palettes harmoniques d’une richesse très subtile qui étonneront compte tenu de la faible hauteur de l’instrument.

 



chaque facteur leur réserve les meilleurs matériaux, et mécaniques les plus précises et rapides ; selon les origines, on retrouve parmi les plus connues les suprêmes mécaniques renner, les mécaniques yamaha et kawai exclusives à la marque, des productions mixtes ainsi que des fabrications européennes et chinoises de grande qualité dont les performances sont de plus en plus remarquées.

 

les tables d’harmonie sont, pour les marques prestigieuses, réalisées en épicéa massif de qualité supérieure dont l’assemblage des feuilles et provenance apporteront non seulement ampleur de son mais aussi timbre particulier que chaque marque travaille pour personnaliser ses pianos.

 

 

différences mécaniques

 

 

les pianos d’expression se partagent entre les pianos droits et les pianos à queue

qui présentent sur le plan mécanique des différences fondamentales.

 

les mécaniques des pianos droits développent leur mouvement à la verticale pour frapper les cordes tendues sur presque toute la hauteur du piano.

 


ce système a été mis au point lorsque l’on a décidé d’adapter le piano à queue, trop imposant, en piano «vertical». cette transformation entraîne deux changements majeurs :

 

la longueur des touches devient moins importante. le point de balancier étant rendu beaucoup plus près du point de frappe, le clavier n’est plus capable d’une aussi grande précision de toucher. seuls quelques très hauts et très profonds pianos droits sont dotés d’un clavier proche de celui d’un piano à queue.

 

le mouvement vertical du marteau occasionne une contrainte supplémentaire, celle du retour du marteau après la frappe. le marteau ne revient pas naturellement dans sa position initiale mais est aidé par des ressorts et des lanières. la répétition est alors rendue plus lente que sur un queue. seules quelques mécaniques de haute précision équipant des pianos de prestige supportent la comparaison.

 

les mécaniques des pianos à queue

 

les mécaniques des pianos à queue sont posées sur le châssis de l’instrument. le développement de leur mouvement s’effectue donc à l’horizontal pour frapper les cordes tendues depuis le sommier accueillant le chevillage, jusqu’à l’extrémité de la queue pour les cordes filées.

 

 


cette différence de positionnement est fondamentale puisqu’elle permet d’obtenir un toucher de grande précision et rapidité d’exécution, notamment pour l'excellence de la répétition.

 


le fonctionnement de ce que l’on appelle couramment le double échappement, est très simple ; à la pression de la touche, le marteau percute la corde comme sur un piano droit, mais lorsque le marteau revient dans sa position de «repos», là où la mécanique du piano droit conserverait le marteau dans cette position, la mécanique du piano à queue génère automatiquement un deuxième rebond du marteau qui se positionne à quelques millimètres des cordes, prêt à les frapper quasi instantanément à la nouvelle pression de la touche.

 

 

ce principe permet une grande vélocité, même si la plus performante mécanique du monde n’aura qu’une efficacité réduite si elle n’est pas parfaitement réglée par un technicien spécialisé de formation usine.

 

 

renner, yamaha et kawai sont les mécaniques les plus renommées cependant de nombreuses autres marques moins réputées présentent aussi des performances remarquables de vélocité, précision et robustesse.


les mécaniques renner, légendaire fournisseur des prestigieux steinway & sons et de toutes les grandes marques de renom sont incontestablement la référence en la matière et considérées comme les meilleures au monde. les pianos steinway & sons, équipés de mécaniques renner, sont d'ailleurs plébiscités à plus de 95% par les salles de concerts et institutions musicales de renom.

 

différentes classes de mécaniques qui doivent entrer en parfaite adéquation technique avec les types de pianos qui les recevront ont été élaborées par les ingénieurs renner qui s’emploient à constamment améliorer leurs produits et leur coût de fabrication. dans ce principe, pas de bonnes ou moins bonnes mécaniques, mais tout simplement des produits qui sauront favoriser le jeu tout en exploitant au mieux les possibilités instrumentales des pianos équipés.

 

un piano équipé renner fait forcément partie du must, une garantie de la part du facteur de vous proposer ce qu’il y a de mieux ; un gage de sérieux qui assure que le piano acheté présente toutes les qualités d’un instrument définitif.

 

les mécaniques yamaha considérées comme les plus légères n’équipent que les pianos de la marque. et bien que les pianos steinway & sons, équipés de mécaniques renner, soient majoritaires dans les salles de concerts, nombre de pianistes célèbres aussi bien en jazz qu’en classique ont opté pour le toucher yamaha, remarquable de précision et de rapidité d’exécution qui offre une grande fidélité de jeu dans les pièces demandant nuance et vélocité.

pour une meilleure cohérence économique, différents niveaux de performance ont été élaborés de manière à équiper chaque type de piano de la mécanique adéquate à une bonne progression.


les mécaniques kawai équipent pianos de la marque mais aussi les pianos boston, sous-marque de steinway & sons. de nombreux brevets ont été déposés par la marque japonaise, dont le fameux système «abs» utilisant des pièces en résine, assurant ainsi à la mécanique une stabilité meilleure dans le temps, à des coûts de production inférieurs. d’inspiration purement asiatique auparavant, les mécaniques des kawai sont peu à peu devenues plus européennes. leur toucher est dorénavant moins léger, mieux adapté aux besoins de nuances des pianistes classiques.

 

 

le son est essentiellement une affaire de goût

 

deux écoles majeures répondent pleinement à vos attentes, les sonorités asiatiques et les sonorités européennes. et là, le choix est à la discrétion de la sensibilité de chacun.

 

 

les sonorités asiatiques superbement ciselées, claires, brillantes et percussives sont indiscutablement agréables si elles sont domptées par le travail de techniciens qui ont autant de talents artistiques que de connaissances techniques. les pianos asiatiques dignement représentés par les japonais, les chinois utilisant des matériaux japonais et les coréens doivent impérativement être préparés et suivis par des accordeurs comme ceux d’euroconcert, formés chez les facteurs asiatiques et européens car la mise en valeur de ces pianos exige autant de maîtriser leur technologie que d’exceller dans l’art d’harmoniser avec esthétique.


les sonorités européennes particulièrement rondes, chaleureuses, colorées et somptueuses de richesse harmonique, sont plus en phase avec notre sensibilité. en tête les allemands, les français, les tchèques puis les chinois dotés de matériaux européens qui présentent toutefois des timbres très différents même au sein d’une même marque. l’oreille esthétique de votre facteur apportant sa subtilité propre, choisissez le au mieux car vous risquez d’être seul juge, votre enfant n’ayant peut-être pas encore l’oreille assez déterminée.

 

de quoi dépend la qualité sonore d'un piano ? de la conception du plan de cordes, de la qualité de la mécanique, des marteaux, de la table d’harmonie et de tous les autres matériaux utilisés mais surtout de l’excellence des réglages et harmonisations qu’il subira durant toute son existence.


le son d’un piano est évolutif. lorsque le piano est neuf, fraîchement sorti d’usine, feutres de marteaux neufs, bois qui n’ont pas fini de travailler... le piano n’exprime pas encore toutes ses possibilités. on dit alors de lui qu’il est vert. il n’offre pas encore toute sa capacité sonore et ne libère pas toute sa richesse harmonique. c’est au fil du temps que votre piano va acquérir toute sa splendeur.

 

le pianiste va alors occuper un rôle important dans l’évolution de son instrument. il en devient le véritable orfèvre. ses heures de jeux vont roder la mécanique, tasser les feutres... préparer l’instrument à recevoir les premiers soins sur site du technicien qui s’attachera à en faire un piano d’exception au son ample et raffiné en parfaite osmose technique et esthétique avec l’instrumentiste.

 


pour peu qu’il soit joué raisonnablement, un bon piano accordé régulièrement, réglé et harmonisé dès que nécessaire, s’embellira donc au fil des heures de jeux qu’on voudra bien lui offrir.

 

et s’il a été réglé avec des soins tous particuliers avant de vous être vendu et que votre technicien agréé vous a conseillé le meilleur moment pour l’harmoniser une première fois chez vous selon vos désirs, alors il s’ouvrira pleinement, prendra de la profondeur, et vous donnera le meilleur de lui même vous permettant d’en recueillir tous les fruits.

 



 

que pensez du marché du neuf ?

 

 

 

les pianos d’expression se classent parmi 4 catégories qu’il s’agisse de pianos droits ou à queue.

 

 


les pianos droits d'expression...

 

l’entrée de gamme

si les «expressions» d’entrée de gamme présentent une différence de prix infime avec les pianos d’étude, ils apportent sur le plan technique et par leur stature de beau piano, nombre d’avantages incomparables avec les instruments de la catégorie inférieure. le secret est simple, outre les coréens connus de longue date pour avoir mené le marché des pianos à bas prix, les «expressions» d’entrée de gamme sont pour la plupart fabriqués en chine dans les usines de haute technologie de guangzhou là où yamaha a été le premier à prendre part à cette industrie florissante. le marché du piano n’a pas échappé à la chine qui sait en un clin d’oeil reproduire à la perfection ce que les autres ont mis des années à construire. souvent dotés de plans de cordes allemands, de pièces européennes, de bois de bonne qualité et de mécaniques perfectionnées, ils sont la synthèse de notre technologie pour une fabrication intelligente qui ne fait supporter au client ni le coût de la communication que les grandes marques s’imposent, ni les frais d’études techniques. le résultat est tout de même stupéfiant. ces pianos sont de belle allure avec des laques dont la qualité ancestrale fait école et un design sobre mais agréable. l’accord est stable, les mécaniques sont précises, les touchers légers et les sonorités fabuleusement rondes. 

 

la production sud-coréenne... classée 1er prix des premiers-prix avant l’arrivée sur le marché des pianos chinois, cette production propose une diversité de finitions spectaculaire, toutes très soignées, offrant à ses pianos des apparences magnifiques. aujourd’hui encore, le faible coût de la main d’oeuvre asiatique offre des pianos au bon rapport qualité / prix en pianos d’étude, il faut néanmoins les apprécier en connaissance de cause s’il s’agit de les exploiter en tant qu’instruments d’expression...


euroconcert a choisi les pianos samick qui sont sans conteste le meilleur de la production coréenne, pour la qualité de leur concept technique et leurs très belles finitions de meuble. fabriqués selon les plans de l’illustre klauss fenner, les samick sont en théorie des pianos parfaits ; cordes röslau, sommiers delignit, marteaux royal george, et surtout un dessin original de table d’harmonie.

 

 

à cela s’ajoute un design magnifique aux formes équilibrées et des finitions laques et bois d’une rare qualité.

 

 

cependant, fin de siècle dernier la corée a connu une débâcle économique qui a accentué les difficultés de samick à lutter contre la concurrence massive des pianos chinois. il en a résulté le dépôt de bilan de l’usine qui a été restructurée et ses cadences augmentées. ces mesures ont engendré une qualité aléatoire des chevillages qui ne permettent pas toujours un accord précis avec un bon calage de stabilisation.

 

 

si ce défaut dont nous soulignons le caractère aléatoire, ne crée aucun handicap au niveau de l’étude, il s’avère assez gênant en abord de l’expression pratiquée par des pianistes à l’oreille sensible à la beauté des unissons, et au toucher plus soutenu qui sollicite la tenue de l’accord.

 


la production chinoise représente 40 % du marché mondial. si l’on n’osait envisager il y a quelques années encore, qu’un piano d’expression puisse provenir des rives de la zhujiang, c’était sous-estimer le dynamisme et la force de travail des quelques 20 millions d’habitants de la capitale de la chine méridionale où chaque année, les plus grands groupes implantent des unités de fabrication et de distribution dans de nombreux domaines.

 

à guangzhou, le piano est omniprésent et sa production se présente comme une activité forte dont le niveau technologique a évolué de façon spectaculaire en très peu de temps.

 

à yamaha et kawai qui en premier saisirent l’opportunité de cette facture à faible coût, se sont ajoutées de grandes marques germaniques, y compris steinway, chacune associée à sa manière avec cette gigantesque production.

 

le résultat est là aujourd’hui : la chine produit des instruments aux finitions esthétiques très souvent remarquables, aux qualités mécaniques et acoustiques étonnantes en considération des tarifs de vente pratiqués. 

 

les qualités de production étant extrêmement variables d’une usine à une autre, un choix rigoureux a été opéré par les techniciens euroconcert qui ont sélectionné les marques répondant le plus favorablement à nos exigences mécaniques, acoustiques et esthétiques : obermann & sohn, wildenheim et hans weber respectivement représentées en france par les importateurs des prestigieux pianos steinway & sons et bechstein.


toutes présentent des modèles surprenants de qualité. les sonorités sont veloutées, jamais métalliques, grâce à l’utilisation de nombreux matériaux européens, les différents touchers proposés répondent aux exigences de fermeté de chaque pianiste selon son âge et son gabarit, les mécaniques, beaucoup plus performantes que sur les pianos d’étude, permettent un vrai travail de la nuance.

 

 

 

piano phare de la production chinoise d’entrée de gamme, le hans weber 116 est un exemple parfait du niveau de performance atteint pour rendre abordable pour tous le travail de l’expression.

ce piano présente en effet toutes les caractéristiques mécaniques et la palette de nuance requises pour aborder les premières années de l’expression en toute sérénité à des budgets défiant toute concurrence.

 

 

 

les pianos chinois que nous n’avons pas retenus : richter, rabel, feurich, euterpe, hansen, yung, strinberg, changleu, patong, lanzhou...

 



la gamme intermédiaire

 

les pianos droits de gamme intermédiaire sont nombreux sur le marché et dans cette production dont les limites sont mal définies, on retrouve là aussi une qualité de fabrication très aléatoire dont il faudra vous méfier.

 

les «expressions» de cette gamme sont livrés à une très forte concurrence. c’est la plus large gamme qui soit aujourd’hui, la plus variée aussi grâce à l’ingéniosité des constructeurs qui s’efforcent chaque année de nous proposer toujours mieux, moins cher et plus diversifié en meubles et en finitions. les japonais, les tchèques et, ça n’est pas une surprise, les chinois se partagent la plus grande part de ce marché fructueux, les fabricants ayant su s’adapter à la nouvelle génération de consommateurs qui savent choisir ce qu’il y a de meilleur en rapport qualité / prix.

 

deux écoles sonores déploient un choix incomparable de pianos qui devront vous satisfaire pour les 70 ans suivant votre achat. aucun faux pas de fabrication : les marques se décarcassent pour vous conquérir et puisque la qualité de prestations est assez proche d’une marque à l’autre, il est à la discrétion de chacun de choisir selon son budget, le rapport qualité / prix qui lui semblera le plus avantageux, sa sensibilité à telle ou telle sonorité, la mécanique qui devra faire preuve de rapidité et de précision, le toucher qui selon l’avis du professeur ou le répertoire joué sera plus ou moins résistant voir ultra léger, et enfin le style de meuble adapté à son intérieur.

 


la production chinoise... toujours plus innovante nous interpelle avec ce qu’elle a de meilleur dans cette catégorie jusqu’à il y a peu, réservée aux grands noms. avec ses rapports qualité / prix imbattables, la production chinoise sérieuse (normes ISO 9001) recèle de trésors d’ingéniosité pour nous apporter des pianos d’une grande puissance sonore offrant toute liberté de nuance, des mécaniques d’une grande précision dont certaines sont remarquables de légèreté et vélocité, un son rond et velouté sans manquer de puissance et dynamique, de beaux meubles élégants que l’on voudrait voir trôner dans nos salons, et des prix... à nous faire rêver !

 

les techniciens euroconcert ont sélectionné essex by steinway et irmler by blüthner en tant que concessionnaire officiel, obermann & sohn, wildenheim et hans weber distribués par les plus grands importateurs français, steinway et bechstein, se disputent la toute première place de la catégorie.

ces marques proposent des meubles soignés aux finitions variées qui donnent à l’instrument une allure de beau piano. pour un plan de corde allemand, les usines se servent aussi en chevilles et cordes chez les fournisseurs haut de gamme germaniques. les marteaux sont allemands et l’ensemble donne des instruments d’une grande polyvalence aux sonorités très européennes, d’un rapport qualité / prix tout à fait exceptionnel.

 

fers de lance de la production chinoise intermédiaire, les wildenheim 116 et 118, obermann & sohn 118 et 122, essex 116 et 123, irmler 118 et 125 sont des exemples parfaits du haut niveau de performance atteint pour rendre confortable le travail de l’expression pour les pianistes les plus exigeants. ces pianos présentent, en effet, une mécanique assez résistante sans être trop dure, un toucher particulièrement précis, doté d’une bonne vélocité, une puissance remarquable et des qualités sonores indéniables, tout à fait propices au travail de l’interprétation qui demande une ampleur acoustique suffisante pour le bon rendu des nuances.

 


la production de la république tchèque... depuis les années 90, cette production a marqué des avancées technologiques remarquables. les gammes étendues et variées sont parfaitement adaptées aux exigences du marché. certains modèles sont équipés de mécaniques renner les classant parmi les meilleurs rapport / qualité prix des pianos d’expression intermédiaires.

 

les techniciens euroconcert ont choisi les pianos petrof, pour leurs qualités mécaniques propices au travail, et leur sonorité très réussie; rondeur de basses et des médiums, timbre chaud sans que les attaques soient trop franches.

 

patrimoine historique industriel tchèque. depuis 1864, ce pays fabrique des pianos aux timbres doux et veloutés dans la plus pure tradition européenne. satellisée, la tchécoslovaquie  produisait des pianos de qualité très médiocre à l’image dévalorisante. la privatisation des usines petrof redevenues propriété de la famille qui fabrique aussi aujourd’hui les marques weinbach, rösler, heinemann, scholze, a grandement profité à la marque aujourd’hui premier vendeur européen ainsi qu’à l’ensemble de la production de ce pays.

 

petrof, outre le succès de ses nombreux 118 et 125, tous des best-sellers, a conçu deux imposants pianos les P 131, dont l’ambition première est de frapper aux portes du haut de gamme. il faut savoir que petrof et ses marques, en plus de leur succès indéniable au sein des pays de la communauté européenne, équipent de longue date 80% des conservatoires de musique des pays faisant naguère partie de l’urss. l’excellent niveau technique des jeunes pianistes «russes» remarqués par nos propres concertistes ne serait-il pas la meilleure référence dont la marque puisse se vanter ? 


la production japonaise est loin d’être négligeable parmi les pianos d’expression.

 

elle repose  principalement sur les deux marques, yamaha et kawai :

 

yamaha, premier fabricant mondial - plus de 6 millions de pianos produits au XXème siècle - s’est implanté en europe dans les usines kemble (angleterre), en allemagne en tant qu’actionnaire de l’usine schimmel et en indonésie.

 

yamaha proposant aujourd’hui la gamme la plus complète du piano d’étude au piano de concert à niveau technologique exceptionnel, est devenue une marque incontournable.

 

son usine de hamamatsu est un véritable laboratoire où se côtoient ingénieurs, techniciens et concertistes du monde entier, travaillant à l’élaboration de nouveaux concepts mécaniques et sonores ensuite adaptés à toutes leurs gammes. l’utilisation d’épicéa massif pour certaines tables d’harmonie et un savoir-faire acquis de l’exemple germanique, confèrent ainsi au son yamaha très percussif et clair à l’origine, des timbres de plus en plus européens. tout dans un piano yamaha est de fabrication maison dont les produits font force d’exemple pour leur constante évolution. si les usines kawai et yamaha ont sensiblement été créées dans les mêmes années, les pianos de ces deux marques sont très différents et présentent un choix intéressant pour les pianistes attachés au sérieux de la fabrication japonaise.

 


dotés de mécaniques réputées comme très évoluées sur le plan technologique, ces pianos, moins riches cependant que les allemands et les français sur le plan harmonique, sont très appréciés pour ce qu’ils ont de propice à la vélocité et leur grande résistance à l’épreuve du temps. des mécaniques redoutables de rapidité, de légèreté et de fiabilité pour des sonorités à l’origine très claires que d’excellents techniciens harmonisateurs savent arrondir selon le désir des pianistes, font de yamaha une marque incontournable représentant une large du marché international.

 

 

son illustre modèle U 1 est sans doute le piano droit d’expression le plus connu et celui qui aura eu la durée de vie commerciale la plus longue. la marque, en plus de ses modèles anglais au rapport qualité / prix spécialement étudiés pour les premiers budgets de l’expression et des nouveaux YU destinés aux amateurs exigeants, flirte aussi avec le haut de gamme au travers de ses SU 118 et SU 7.

 

 

kawai propose une attaque plutôt douce tout en conservant une certaine dynamique. la marque offre des instruments aux timbres assez ronds sur toute la série k et propose des mécaniques un peu plus fermes de toucher et considérées quelquefois moins rapides que yamaha parce que d’attaque moins agressive mais faisant souvent la préférence pour ses sonorités douces et rondes et sa mécanique propice au travail des doigts. très appréciée dans le monde du classique, cette sonorité, surprenante pour un piano japonais, est pour beaucoup dans le succès du quart queue RX 2 qui reste le piano de ce type le plus vendu au monde.

 


les mécaniques kawai équipent aussi les pianos de la marque boston (sous-marque de steinway & sons) avec des brevets différents, ce qui est un gage de grande qualité tant les exigences de la maison steinway sont sans appel en matière d’excellence.

 

 

à l’instar de yamaha, kawai fabrique une série, les modèles shigeru, bénéficiant des soins experts des meilleurs techniciens maison et de matériaux de premier choix afin de ravir le marché du haut de gamme sans complexe.

 

 

toutes ces qualités en font depuis longtemps un des pianos favoris des professeurs et élèves de conservatoires sensibles à sa grande robustesse et sa capacité à exprimer la nuance.

 

 

kawai occupe la plus grande part du marché japonais alors que yamaha trône en leader à l’international.

 

 



le haut de gamme

 

le haut de gamme des pianos droits déploie un riche éventail de très beaux pianos que l’on destine, outre les esthètes qui veulent s’offrir un bel instrument, à des pianistes expérimentés qui, après au moins 5 ans de pratique, travaillent des oeuvres nécessitant une précision et une rapidité extrêmes, et dont l’oreille mâture saura, pour déterminer leur choix, distinguer les différences subtiles de timbres cultivés d’une marque à l’autre. il s’agit là de pianos droits définitifs qui ne souffrent, dans l’absolu, aucune critique du pianiste très expérimenté qu’il soit professeur, amateur ou futur concertiste. 

 

tradition oblige, à partir de cette catégorie, nul ne se frotte plus aux allemands qui au fil du temps, malgré quelques passages chaotiques s’imposent toujours sur le marché de l’absolument beau. 

 

il ne faut cependant pas négliger nos joyaux français et certains modèles japonais (yamaha série SU et kawai série SK) qui occupent aussi une part de ce marché.

 

à ce niveau technique, tout est excellent. le choix est donc une affaire de goûts et de moyens, car il faut, parmi un choix aussi étendu, trouver la perle rare, le piano qui à tous points de vue, saura évoluer en osmose parfaite avec le pianiste exigeant. bien sûr l’instrument devra disposer d’un meuble aux design et finitions impeccables en harmonie avec l’intérieur auquel il sera intégré, mais il devra aussi développer des qualités mécaniques et sonores qui sauront s’adapter aux répertoire et sensibilité de l’acquéreur.


la production germanique est celle qui jouit de l’image la plus valorisante. fiabilité, perfection de facture, musicalité sont autant de termes flatteurs systématiquement évoqués lorsqu’on parle d’allemands.

 

 

la redoutable concurrence asiatique a fait subir aux pianos allemands une crise sans précédent fin de siècle dernier ; des usines ont fermé, des marques ont été rachetées, d’autres se sont regroupées, et malgré toutes ces étapes, posséder un allemand reste le rêve le plus cher de nombreux pianistes.

 

 

les marques les plus représentatives du haut de gamme sont sauter, seiler, schimmel, boston et grotrian steinweg.

 

 

euroconcert a sélectionné les marques sauter, seiler, et boston. bien que les pianos allemands soient tous d’excellente facture, les marques sélectionnées ont été choisies pour leur fabrication proche de l’artisanat. en effet, si schimmel est la marque allemande la plus répandue, sa facture par conséquent très industrialisée prive «d’âme» certains pianos de la gamme et les autres marques sont bien trop confidentielles en france pour susciter une demande durable qui en feraient de bons investissements sur le long terme.

 


les pianos boston pour leur part, restent un petit peu inclassables ; conçus par la crème des ingénieurs de steinway, ils répondent au rigoureux cahier des charges défini par la maison mère, bénéficiant donc de bon nombre de ses brevets déposés et de la qualité de matériaux inhérente au résultat escompté. pour des raisons de coût de production, leur fabrication a été confiée aux usines kawai, réputées pour leur fiabilité. pour autant, les pianos de la gamme présentent des caractéristiques acoustiques et mécaniques très européennes, proposant une tessiture ample et profonde ; un toucher consistant et très précis. boston se positionne ainsi en marque allemande proposant des pianos aux prix des japonais.

 

seiler se distingue aussi par l’excellence d’une facture aux sonorités généreuses et mécaniques renner de haute qualité. le connaisseur sait qu’ils sont fabriqués selon les règles de l’art, et leurs inconditionnels en apprécient le timbre très particulier qui s’adapte d’une manière générale à tous les répertoires. on aime ou on n’aime pas, mais la qualité de fabrication particulièrement soignée ne soulève aucune critique ; de très beaux instruments aux finitions de meubles parfaites et très variées. un excellent choix pour qui aime les mécaniques un petit peu résistantes favorisant le travail des doigts et les sonorités feutrées et généreuses propices à la nuance. 

 

sauter est un incontournable de cette gamme et propose des meubles somptueux aux lignes aussi bien classiques que contemporaines créées par de grands designers. l’usine appartient à la famille sauter dont le fils ulrich, musicien chevronné est l’heureux directeur. cette situation crée une vraie différence avec les autres facteurs. qui plus amoureux d’une marque que celui qui en porte le nom ? et chez sauter, tout est à la mesure des exigences technologiques et musicales d’ulrich qui, en musicien averti et homme de goût veille aux moindres détails. c’est lui en particulier qui a innové avec ses fameuses mécaniques R 2 offrant une rapidité de répétition proche de celle du piano à queue. acquérir un sauter est une chance rare qui permet de choisir sa déclinaison esthétique à partir d’une même dimension.


les pianos droits de prestige - budget  : 10 000 € et plus 

 

sont le très haut de gamme de la production mondiale. 

 

 

faible part du marché, les pianos de prestige sont rares et d’un coût élevé. des prix déraisonnables certes, mais quels pianos !

 

peu d’élus peuvent prétendre atteindre cette perfection destinée aux professionnels ou amateurs passionnés fortunés, et pour avoir l’honneur de les distribuer officiellement, bien que la surface financière dont il faut disposer soit indispensable, il faut surtout passionnément les aimer, avoir une parfaite connaissance et pratique instrumentale, et surtout une équipe de techniciens maison au niveau technique et sens esthétique irréprochables.

 

 

trois marques... allemandes bien sûr, peuvent prétendre à cette appellation : steinway & sons, blüthner et bechstein.

 

 

devant fazioli qui ne produit que des pianos à queue ou encore bösendorfer, steingraeber & sohne et stuart & sons dont la production est quasi inexistante


bechstein : «je considère les instruments bechstein comme les plus prestigieux et les plus sensibles du monde» disait richard strauss.

 

ces pianos, qui depuis 1853 bénéficient d’une facture des plus soignées au monde ont connu un réel renouveau après 1992 avec la création du groupe bechstein berlin. des critères de qualité extrêmes sont exigés pour les matériaux nobles, bois, feutres et métaux, composant les parties essentielles de l’instrument, cordes, table d’harmonie, marteaux, chevalets... l’absence de compromis, une combinaison subtile de la tradition artisanale et des techniques de production ultramodernes permettent de proposer une homogénéité de fabrication remarquable, du premier modèle droit au plus imposant des pianos à queue.

 

la marque a su développer une identité tout à fait personnelle, une signature permettant d’identifier instantanément un piano bechstein. les modèles se répartissent maintenant en trois gammes, presque trois esprits d’instruments : la fabrication traditionnelle aux timbres caractéristiques de la marque, certains modèles aux sonorités plus chaudes et d’autres aux lignes audacieuses marquant une nouvelle génération de bechstein. 

 

la marque se tourne vers l’avenir avec sa gamme académie pour les budgets plus en rapport avec le haut de gamme et sa ligne «pro bechstein» toute de galbes, de vernis et de métaux brossés ou brillants pour honorer les créations de designers qui ont su offrir à ces instruments d’exception un habit de lumière qui les classe parmi les objets d’art.

 

 


blüthner, depuis la naissance de la marque en 1853, tous les grands de ce monde tels la reine victoria, le tsar nicolas II, l’empereur guillaume II... le pape léon II, l’archevêque de chypre... wagner, rachmaninov, tchaïkovski, liszt, strauss, rubinstein, katia et marielle labèque pour ne citer qu’eux, ont eu le privilège de posséder un blüthner, séduits par le romantisme chaleureux et les masses musicales imposantes de ces pianos seuls au monde à disposer d’une 4ème corde dans les aigus à la musicalité inégalée.

 

une histoire d’amour et de respect ancestral de qualité lie la famille blüthner au monde du piano qui donne à l’appellation «prestige» des lettres de noblesse d’une grande rareté. d’un luxe remarquable : finitions en bois précieux et claviers en ivoire fossile sont produits par la nouvelle fabrique édifiée en 1995 pour satisfaire à la demande internationale toujours croissante.

 

le trium vera à la tête de la firme, veille aussi à préserver les techniques de fabrication qui ont fait de génération en génération la renommée inégalée de la marque et réserve les plus beaux matériaux du monde à leurs instruments fabriqués de façon totalement artisanale par une main d’oeuvre très expérimentée qui a pour tache de travailler sans hâte avec la plus haute précision d’assemblage et de vérifications. pour knut, ingbert et christian blüthner-haessler, ce travail d’artisan est synonyme du plus haut degré de qualité... nulle machine a su remplacer l’oeil exercé et la sensibilité de jugé des techniciens qui éveillent tous leurs sens expérimentés pour la sélection des matériaux qui seront utilisés après un contrôle manuel des milliers de pièces qui constituent chaque instrument. un travail auquel on n’ose à peine croire tant il semble irréel, comme ces pianos que l’on pourrait imaginer venus d’un autre siècle. c’est probablement une des raisons qui ont toujours fait d’eux les pianos de prédilection des stars du monde des arts et de l’aristocratie internationale.


steinway & sons, la perfection faite piano ! un son inimitable pour la marque la plus prestigieuse et appréciée des concertistes du monde entier. que dire de ce piano mythique sur lequel tout a déjà été dit hormis qu’il est l’objet de convoitise et de rêve de tous les pianistes émerveillés par cette production qui fait sienne la perfection sans concurrence aucune depuis des décennies ?!

 

un steinway s’aborde avec respect et amour que l’on soit pianiste, technicien piano ou revendeur. c’est pourquoi jouer ou vendre ces magnifiques pianos se mérite.

  

la distribution de ces instruments est exclusivement réservée à un réseau de concessionnaires triés sur le volet dont la surface financière, indispensable au demeurant, ne saurait en aucun cas être un critère de choix suffisant pour la marque qui se réfère aussi aux avis des artistes.

 

pour avoir le privilège de vendre ou louer des pianos steinway & sons, il faut tout d’abord les aimer avec passion, avoir une parfaite connaissance et pratique instrumentale, et surtout une équipe de techniciens maison au niveau technique (formation usine steinway hambourg) et sens esthétique irréprochables.

 

euroconcert fait partie des rares élus qui ont le privilège de distribuer ces marques prestigieuses dont les modèles phares sont en exposition permanente... pour le plus grand bonheur des vrais amateurs.

 

 


les pianos à queue...

 

 

esthétique, performance mécanique et sonorité sont les maîtres mots qui caractérisent les pianos à queue.

 

les pianos à queue qui prennent place prépondérante dans quelque lieu où ils soient installés, présentent en général des qualités techniques et sonores que les plus beaux  pianos droits ont du mal à égaler.

une mécanique particulièrement propice à la vélocité conjugue performance, ampleur de son et richesse harmonique grâce à une longueur de cordes proportionnelle à la taille du piano.

 

ces atouts en font aussi bien des objets rares pour ceux revisités par des designers de renom que des instruments de travail, de concert ou de loisir qui feront corps avec l’interprète bénéficiant d’un confort de jeu exceptionnel.

 

 

comme les pianos droits d’expression, les pianos à queue se répartissent en 4 catégories. 



l’entrée de gamme

 

 

les meilleurs premiers prix des pianos à queue sont issus des productions coréenne et chinoise parmi lesquelles euroconcert a choisi les marques samick, hans weber qui, de loin, proposent un rapport qualité / prix imbattable et des meubles parfaitement designés et finis. initialement destinés aux pianistes amateurs, ils sont aussi l’opportunité pour des enfants de bénéficier d’un instrument définitif facilitant l’apprentissage qui de surcroît s’avèrera un élément de décoration majeur dans un intérieur.

 

 

le samick sig 47 et le hans weber 160, fers de lance de la gamme en piano à queue, sont un exemple en la matière; s’ils ne sont pas destinés à un usage professionnel, ils équipent tout de même grand nombre d’écoles de musique qui ont préféré au prix d’un bon piano droit, s’enquérir des qualités mécaniques et musicales que ces petits pianos à queue peuvent offrir s’ils ont été préparés par un technicien chevronné.

 

une mécanique assez résistante avec déjà la rapidité propre aux mécaniques de piano à queue, favorise le travail des doigts, une bonne longueur de cordes développe une ampleur de son non négligeable, et une bonne harmonisation enrichira la palette sonore de couleurs agréables pour l’interprétation. de très belles finitions sont proposées dès l’entrée de gamme.


la gamme intermédiaire est principalement constituée de la chine, la république tchèque et le japon qui proposent des instruments de grande taille à des prix très performants.

 

 

les pianos à queue chinois. c’est yamaha qui, bien avant les grandes marques allemandes, a saisi tout le potentiel de cette production à laquelle presque tous les grands facteurs germaniques et nippons prennent part aujourd’hui. 

 

 

si les plus beaux pianos chinois sont proposés par des importations aussi prestigieuses que steinway ou bechstein, ce n’est pas sans que ces marques soient impliquées dans l’élaboration technique et la fourniture de pièces européennes de choix qui font de ces pianos des concurrents sévères aux traditionnels entrée et milieu de gamme. mécanique, clavier, structure harmonique, meuble, rien n’est laissé au hasard pour afficher un rapport qualité / prix que les autres marques ont du mal à égaler. dans le détail, ces pianos sont un intelligent mélange de tout ce qui a pu être pris dans la facture traditionnelle européenne tant en concept qu’en pièces ou en technologie : les plans, marteaux, chevilles et cordes (montées avec bouclettes françaises) sont allemands, les bois sont massifs lorsqu’il le faut, les mécaniques sont performantes et les meubles se parent de finitions très variées souvent au même prix que la laque qui, tradition chinoise oblige, est d’une extrême qualité.

 

 


aux prix auxquels sont proposés ces instruments, on s’alerterait si l’on n’avait pas connaissance du coût de la main d’oeuvre et de la croissance exceptionnelle qui caractérise ce pays. il faut tout de même se méfier de la production purement locale d’un très mauvais niveau de qualité. aussi, le piano que vous choisirez doit impérativement répondre à  la norme de qualité iso 9001.

 

 

 

nous veillons également à ce que les pianos d’origine chinoise que nous sélectionnons soient fabriqués en respect des droits de l’homme par des usines qui offrent des conditions de travail décentes et refusent la main d’oeuvre des enfants.

 

 

 

les techniciens euroconcert ont sélectionné les marques essex en tant que concessionnaire sélectif france, obermann & sohn et wildenheim respectivement représentées par les importateurs steinway et bechstein. ces trois marques se disputent la toute première place de la catégorie.

 

 

 


la production tchèque. depuis 1864, ce pays fabrique des pianos aux timbres ronds et amples avec malheureusement, une longue période de production très médiocre avant que la république tchèque ne retrouve son autonomie politique. petrof, premier vendeur européen, reste relativement intouchable avec une production qui depuis la fin du siècle dernier marque des avancées technologiques remarquables. les gammes étendues et variées, pour petrof, sont parfaitement adaptées aux exigences du marché de l’expression milieu de gamme. les mécaniques petrof-renner de certains modèles et les marteaux abel ont largement contribué au renouveau de cette production qui dans certains modèles rivalisent en prix et en performances avec la production japonaise.

 

les pianos à queue petrof intéressent en particulier les amateurs de belles sonorités. équipés de mécaniques assez résistantes en toucher pour le travail des doigts, leurs marteaux allemands préservent la chaleur sonore très européenne propre à la marque tout en apportant la dynamique qui manquait cruellement aux anciens modèles.

 

et ne nous y trompons pas, si cette fabrication offre des pianos dont le bas prix laisserait supposer qu’on les destine à un usage purement ludique ou décoratif, ils n’en représentent pas moins un excellent compromis prix / performance.

 

ils équipent encore 80% des salles de concert des pays satellites ex-URSS et les grands queue concert sont présents sur quelques scènes nationales françaises.

 

 


les pianos à queue japonais principalement représentés par yamaha et kawai couvrent une large part du marché international. c’est une place de choix que ces deux marques défendent d’autant plus jalousement depuis l’avancée technologique des chinois et des tchèques en conjuguant avancées technologiques et enrichissement harmonique.

 

si yamaha et kawai ont tous deux la réputation d’instruments d’une résistance inouïe au travail, leurs pianos sont presque diamétralement opposés et ont leurs inconditionnels qui trahissent rarement leur marque de prédilection.

 

les kawai, pour leur rondeur proche des sonorités européennes séduisent essentiellement les pianistes classiques, soit en choix définitif, soit dans l’attente d’acquérir la perle rare allemande. la marque doit aussi son succès à la relative dureté de son toucher qui exige pour la vélocité une technique sans faille. le virtuose sur kawai peut aborder sans crainte n’importe quel piano en concours ou en concert. c’est entre autres ce qui a assuré la place de 1/4 queue le plus vendu au monde du KG 2 devenu le RX 2 dont on se demande quel élève ou professeur de conservatoire ne l’a pas utilisé comme piano de travail !

 

yamaha pour sa part, produit des pianos très clairs et brillants à l’exception du grand queue CF III S. la conception de chaque modèle est le résultat de recherches de haute technologie qui laisse peu de place à l’alchimie humaine et yamaha souffre auprès des musiciens classiques de l’image du piano sans âme, un petit peu comme le jeu des pianistes nippons; très haute technicité mais peu de chaleur à l’interprétation.

 


yamaha ne s’en défend pas, le but initial recherché était d’atteindre les sommets de la technologie ; une régularité de qualité de fabrication incomparable, des mécaniques les plus légères qui soient, précises et extrêmement rapides, tenue d’accord parfaite et une inouïe robustesse à l’épreuve des heures de travail.

 

 

 

 

les amoureux des sonorités claires auraient sûrement aimé que yamaha cultive sa différence, mais la marque s’emploie à arrondir son timbre. les pianistes internationaux qui participent au programme yamaha à hamamatsu ont contribué à l’avancée du CF III s en la matière. heureusement, les yamaha ne sont pas encore de pâles imitations des allemands ! la nouvelle génération yamaha a les basses plus pleines, l’ensemble est plus riche, mais la brillance et la dynamique qui caractérisent la marque ont été préservées.

 

 

 

 

ces deux marques proposent chacune une série haut de gamme qui flirte avec les meilleurs allemands : les pianos shigeru pour kawai et la série S pour yamaha.



le haut de gamme

 

les pianos à queue haut de gamme sont les plus nombreux sur le marché. étudiés en premier lieu pour les concertistes, ils doivent répondre à des critères de qualité de fabrication imposant conception et choix de matériaux irréprochables. les mécaniques doivent être rapides, précises et fidèles, les sonorités riches et amples pour favoriser la nuance, et leur robustesse est exigée sans faille pour résister aux nombreuses sollicitations et heures quotidiennes de travail.

 

les allemands s’emploient à développer leurs particularités propres ; des points forts en permanente évolution qui font de chaque marque un monde à part entière où le pianiste puisera aussi bonheur et inspiration.

 

si l’on n’a pas d’impératif professionnel, on se laissera guider par le plaisir pour choisir son piano. un timbre qui vous fait frissonner, un toucher, un revêtement de clavier... tout dans un très beau piano peut être un élément de choix pourvu que vous ayez un coup de foudre qui soit le départ d’une belle histoire avec l’instrument qui vous accompagnera de longues années ou toute votre vie.

 

 

les pianos à queue allemands comme pour les pianos droits, apparaissent de longue date en tête du palmarès des plus belles factures.

 


dans cette catégorie, seiler, sauter, schimmel, boston et grotrian steinweg se partagent le marché, bien que boston bénéficie du label fabrication allemande essentiellement par exploitation des textes officiels concernés et une conception réalisée par la suprême maison steinway ; ces pianos étant fabriqués sur plans allemands dans les usines kawai au japon.

 

euroconcert a sélectionné sauter, seiler, et boston pour le respect de l’artisanat que ces marques ont su conserver malgré leur succès. et bien que les pianos allemands soient tous d’excellente facture, les marques que nous représentons se distinguent nettement par une fabrication proche de l’artisanat. en effet, si schimmel est la marque allemande la plus répandue, sa facture par conséquent très industrialisée prive «d’âme» certains pianos de la gamme.

  

les pianos boston pour leur part, restent un petit peu inclassables ; conçus par la crème des ingénieurs de steinway, ils sont fabriqués dans les usines kawai selon les exigences techniques et les matériaux imposés par les concepteurs allemands. ainsi, à la différence de kawai, la mécanique des boston n’utilise aucune pièce plastique ou carbone mais uniquement du bois massif. autre particularité, le dessin de la table d’harmonie permet à un boston de développer une surface vibratoire plus importante qu’un kawai de même dimension. les pianos de la gamme utilisent bon nombre des brevets déposés par steinway, assurant à l’ensemble de la production des caractéristiques toutes germaniques. boston se positionne donc ainsi en marque allemande bénéficiant des tarifs avantageux pratiqués habituellement par les facteurs japonais.

 

 


les seiler dont l’ensemble des gammes démontre une fabrication particulièrement soignée, nous propose des instruments de caractère très puissant presque masculin sans pourtant manquer de raffinement. comme pour les pianos droits, seiler dès son entrée de gamme pianos à queue excelle en variété de finitions et ébénisteries de style qui permettront aux amateurs de choisir le modèle le mieux adapté à leur intérieur.

 

 

 

 

les mécaniques renner haut de gamme très précises alliées à la sonorité aussi généreuse et colorée dans les aigus que les basses et les médiums sont autant d’atouts propices à l’interprétation de répertoires très étendus.

 

 

 

 

probablement avec sauter les plus novateurs de la production germanique sur le plan technologique, seiler équipe en l’occurrence son 242 konzert de ses systèmes brevetés smr, stv et vibrator qui ajoutent des performances exceptionnelles à ces pianos.

 


sauter occupe une place toute particulière sur ce marché, et l’influence de carl sauter, musicien et mélomane averti qui dirige avec brio sauter pianofortemanufaktur à spaichingen, n’y est pas étrangère.

 

 

 

 

dans la lignée de ses aïeux qui ont créé la manufacture en 1819, ulrich sauter est un grand passionné qui aime les très beaux pianos. ingénieur de formation, il veille dans les moindres détails avec une rigueur bien allemande aux concept et qualité de fabrication de ses instruments qu’il veut fidèles au grain et équilibre sonores qui ont fait la particularité de sa marque, performants sur le plan mécanique et novateur en matière d’esthétique, à tel point qu’il produit une gamme spécialement revisitée par les plus grands designers du moment.

 

 

 

 

carl sauter sait faire de ses pianos d’une élégance rare et d’une brillance incroyable pour des allemands, de délicieux régals pour les yeux, les oreilles et les doigts...

 


les pianos à queue de prestige sont une exclusivité germanique.

 

 

les pianos à queue allemands apparaissent de longue date en tête du palmarès des plus belles factures du monde. modèle absolu de l’excellence pianistique, ils règnent presque en maître sur le marché des pianos de haut de gamme et de prestige. chaque marque est chargée d’une histoire émouvante à la croisée de l’amour et de la passion entre l’homme et l’instrument qui se révèle perfection de performance et d’esthétique. 

 

si rien n’est trop beau ou trop cher dans le choix des matières pour atteindre les sommets, dans le plus grand des paradoxes ces pianos d’exception qui profitent de la plus haute technologie puisent toute leur magie dans le talent tout personnel de ceux qui veillent aux moindres détails de leur réalisation. ces magiciens ne sont autres pour la plupart que les propres descendants des créateurs des marques tels le trium vera blüthner ou ulrich sauter dont les savoirs-faire ancestraux transmis de génération en génération ne souffrent aucune concurrence industrielle.

 

sombre et ténébreux, cuivrés presque satinés, colorés et chatoyants, rayonnant d’exubérance parfois, il faut fermer les yeux pour les comprendre. s’enivrer du doux parfum de leurs essences rares, écouter le frémissement de leurs cordes, les vibrations de leur table, laisser leur âme vous occuper et la sensualité de leur toucher guider vos doigts sur le chemin de la précision extrême. 

 


c’est l’amour qui fera de vous l’élu qui entendra leur histoire extraordinaire. ils ont tant de choses à dire...

 

 

 

quelques marques, proposant des pianos somptueux tous équipés de mécaniques renner, se partagent ce marché de façon plus ou moins confidentielle.

 

 


trois marques allemandes détiennent le haut du pavé et ont été sélectionnées par euroconcert : steinway & sons, blüthner, bechstein.

 

 

 

au détriment de fazioli qui ne produit que des pianos à queue à la diffusion encore trop confidentielle ou encore bösendorfer, steingraeber dont la production est devenue quasi inexistante et ne peuvent représenter des investissements stables.

 

 


les légendaires steinway & sons qu’euroconcert a le plaisir de distribuer en france en tant que concessionnaire officiel, sont fabriqués à l’usine de hambourg en allemagne. d’avis de pianistes, c’est cette production européenne qui est la plus belle comparée à la fabrication américaine des usines de boston.

 

 

la réputation des steinway n’est plus à faire, leur présentation non plus. contrairement à yamaha, les pianos steinway semblent être le fruit d’une belle histoire ; celles de pionniers en recherche de la perfection musicale. l’homme a apporté son amour et son talent à la réalisation de ces pianos, c’est peut-être pour cela qu’ils ont autant de choses à nous dire. ils parent aujourd’hui les plus grandes scènes internationales de leurs atours qui se colorent selon le tempérament de chacun de l’exubérance enflammée aux cuivrés très intimes toujours avec une extrême beauté. on ne pose aucun mot sur le son des steinway qui ne parlent qu’à ceux qui viennent les écouter.

 

 

les indétrônables blüthner... depuis 1853 que julius blüthner implanta sa fabrique à lieipzig, l’un des plus grands pôles culturels européens de l’époque, la firme n’a eu de cesse que de se valoriser par la qualité de son travail et le soin tout particulier apporté à une vraie recherche esthétique tant sur le plan sonore que dans l’art de finitions exceptionnelles. tous les grands de ce monde tels la reine victoria, le tsar nicolas II, l’empereur guillaume II... le pape léon II, l’archevêque de chypre... wagner, rachmaninov, tchaïkovski, liszt, strauss, rubinstein, katia et marielle labèque pour ne citer qu’eux, ont eu le privilège de posséder un blüthner, séduits par le romantisme chaleureux et les masses musicales imposantes de ces joyaux. 

 


à l’aire qui succède au piano-forte, chaque facteur essaie de trouver sa voix, blüthner se fixera dès le départ l’objectif d’une sonorité chaleureuse et romantique, et c’est entre autres par une 4ème corde placée dans les aigus que la marque affirmera la richesse et la particularité d’un timbre à la musicalité inégalée abolissant les frontières entre toutes les musiques. les siècles et les générations musicales passant, les blüthner ont toujours occupé une place enviée en musique baroque, classique, romantique et plus récemment en interprétation d’oeuvres impressionnistes et contemporaines.

 

l’usine, qui prône encore et toujours l’art de la perfection réserve à la fabrication de ses magnifiques instruments les techniciens les plus chevronnés d’allemagne et des pièces toutes réalisées de matériaux nobles qui sont en plus méticuleusement vérifiées et sélectionnées à la main comme autrefois. 

 

la marque utilise bien sûr des mécaniques et marteaux renner du plus haut niveau de qualité proposé, tous fabriqués selon un cahier des charges particulièrement exigeant... du «sur mesure» qui sciée bien à ces joyaux de la facture germanique.

 

c’est dans ce souci d’excellence inégalée que blüthner a produit en un peu plus de 150 années, le petit nombre de 150 000 pianos dont chacun est un chef d’oeuvre d’esthétique.

nombreux dans les salons de musique de la noblesse internationale et des esthètes parmi les plus renommés, ces pianos sont rares chez les distributeurs. euroconcert a été choisi par la famille blüthner pour sa représentation parisienne, aussi, c’est un grand honneur de pouvoir vous en faire découvrir la gamme intégrale en exposition de pianos de prestige.


les bechstein ont de tous temps été des pianos absolument magnifiques, objets de toutes les attentions.

 

 

bechstein développait des pianos à queue au timbre très particulier dont richard strauss était un des inconditionnels. reflet par excellence de la rigueur germanique, ces pianos d’une grande sensibilité révélaient une certaine froideur, un caractère strict et ténébreux dans les basses avec des aigus un petit peu faible qui limitaient leur répertoire.

 

 

fin de siècle dernier, la marque conçoit de nouveaux modèles aux couleurs plus chatoyantes et aux tarifs plus abordables dont la brillance étonne et élargit le public. la mécanique renner haut de gamme qui équipe toutes les gammes redouble de précision et de rapidité et sert les plus grands véloces.

 

 

bien travaillés pour corriger le passage difficile des médiums aigus et allonger les aigus, ces merveilles qui ont traversé toutes les époques en gardant leur splendeur originelle nous transportent dans l’intimité des compositeurs classiques qui les ont tant aimés... à découvrir ou redécouvrir chez euroconcert !

 

 


les bösendorfer début de siècle dernier, étaient très présents sur les scènes internationales, notamment avec leur modèle impérial comportant 8 octaves.

  

 

fabriqués en autriche, ils subirent après-guerre le boycott de la communauté musicale, au profit de steinway & sons, blüthner et bechstein.

 

 

considérés encore comme les rolls royce des pianos avec tout ce qu’il y a de prestige et de fragilité, bösendorfer représente depuis plus d’1/4 de siècle une partie infime du marché.

 

 

malgré leur montage de cordes unique offrant une stabilité d’accord et un travail des unissons inégalables pour mieux servir des qualités sonores hors du commun, bösendorfer ne refait pas surface... et pour cause ; ces pianos ne souffrent pas l’imperfection d’un réglage. très vite leurs qualités s’effondrent au premier caprice. ils sont proscrits des services de location de pianos de concert et ceux que l’on trouve chez les concertistes sont très soigneusement préservés. euroconcert ne représente pas la marque, reprise en main récemment par yamaha.

 

 


chez fazioli, le père était un des plus prestigieux fabricants de meubles d’italie, le frère a suivi la filière familiale et paolo ingénieur, mélomane averti et amoureux des pianos, a créé les fameux pianos fazioli.

 

 

 

la marque ne fabrique que des pianos à queue et leur créateur, qui dirige l’usine de sacile, n’a même pas 60 ans... rien que ces deux paramètres font des fazioli une production à part réduite à une soixantaine de pianos par an jusqu’à ce que paolo inaugure son nouveau site dont la cadence sera multipliée par 3.

 

 

 

équipés de mécaniques renner, du plus petit de la gamme jusqu’au 308 cm aujourd’hui le plus grand piano du monde, ces instruments sont presque fabriqués à la carte selon l’inspiration du maître des lieux. fidèles à leur origine méditerranéenne, ce sont de beaux parleurs qui vous séduisent immédiatement. c’est toute l’italie chantante et ensoleillée qui s’échappe de ces pianos aux finitions standards d’un incroyable luxe. les amoureux de la première heure se plaisent à dire qu’ils sont les plus beaux pianos du monde, mais ils restent difficiles à maîtriser. les concertistes qui s’en sont offerts à titre personnel acceptent rarement de les jouer en concert tant ils peuvent offrir l’exceptionnel comme l’indomptable. euroconcert ne représente pas la marque.